mercredi 20 octobre 2010

Adhérer, malgré soi, au trépas.



Comme un excès du fatum
Un besoin dissimulé de se relaxer
Sans même sembler en paraître
Une dernière exhortation verte soutenue mais modérée.

Et puis, soudain, sans même le moindre prodrome last-minute, la résolution aveugle fut prise, laissant effets et âme dans votre salle.

Les circonstances furent vite notifiées, enrayant le moindre mot, entrainant les larmes hors de nos yeux ternes.
Étape première dans l'expression de la douleur.

Le pourquoi fut déformé, les immatures et nubiles rumeurs assombrissant une part du deuil.

Fleurs et attentions écrites affluèrent sans tarder, l'émotion, les sentiments exprimés sur quelques bouts de papier.

La constante envie de sangloter nous mus tous.
Indignés par la longévité, quasi provocatrice, des monstres sur la Terre, scandalisé par les plans du destin prévu pour cet être unique.

Sans pour autant me réjouir, il me tarde de saluer une dernière fois, celui qui a su émerveiller tant de visages, tant d'esprits parfois désintéressés mais toujours fascinés.

Il a vécu avec passion.
Il est parti sans perdre la raison. D'un choix inique certes mais peut être libérateur.

Puisse votre passion demeurer intacte, votre âme reposer en paix.

Par l'amicale dévotion,

JVB.



- Posted by Jérémy Van Beneden

samedi 16 octobre 2010

Affliction Viscérale





Il m'a fallu subir l'attente sans appui.
Avidité prononcée et assumée.
Nonobstant une Velléité déplorable, cette appétence professionnelle semble intacte.
L'ordonnance fut implacable. L'obligation de se résoudre à déchiffrer ces sciences pures qui me sont dispensées non sans exhibition perverse telles d'immenses périboles antiques infranchissables.

Après les multiples accusations incendiaires tel un syndicat étudiant, dénonçant les travers et les tromperies, il ne me reste aucun échappatoire.
La différence idéologique n'est que trop prononcée, causant ma perte au sein de tout débat fort/faible.
Monstrueuse humanité - intelligente bêtise. Les observations pitoyables sont infinies.

Subissant la quotidienne scélératesse, il me faut couvrir mes mots.

Ne plus déranger les dérangés.
Subir notre non-démocratie.

Fin d'un ludisme inquiétant.
Penser dérivatif.



- Posted by Jérémy Van Beneden

dimanche 3 octobre 2010

From The Sky To The Chasm





We were waiting quietly in the terminal.
There was no stress...we were just to hundred countrymen in the sky.
We listened, we listened the female "off" voice.
"Fasten your seat belt, please"....Please God help us !

The plane has now taken off.
Fucking ill luck, 'have an head ache.
People make noise, people make noise, too much noise.

Female voice is back.... Don't panic, It's just an high tempest.
Passengers make now silence. It's so good !

There's now other problem.
We listened the Bip, bip, bip.
Now huge noise, now panic, now million questions !
Where, where's the exit ? Where are the Angels ? Where are the trumpets ?
It's our turn, it's our turn,...
Here we are...Perhaps here we go... I don't know.

We are falling. We're running to the Edge of the Chasm.
I'm just an other... An other countryman in the sky.
I repeat it to myself. I'm just an other...

Four hundred, forty seven.
My flight number, my coffin's number...
We are falling, I close my eyes.
I could see the sky, I can see the chasm.

Review of my life. From the birth and the childhood.
From these good days to the death.

Today is the day
Today is the day
Today is the day, two hundred twenty four people's day.

I'm falling
Falling

From The Sky To The Chasm.